Nice a arraché une victoire précieuse 3 sets à 1 face à Paris sur le parquet de Pierre Charpy, grâce notamment à un Dawid Dulski étincelant et une résilience impressionnante dans les moments clés, le troisième set ayant été le véritable tournant de la rencontre.

Ce 22 novembre 2025, la septième journée de ligue a livré un duel acharné où le Paris Volley, après un départ tonitruant, a vu ses espoirs s'éteindre face à la détermination niçoise. Le public parisien, d'abord en liesse après le gain du premier set (25-20), a assisté à une remontée spectaculaire de Nice. Les Azuréens ont d'abord égalisé sans trembler (17-25), avant de livrer une bataille homérique dans la troisième manche, remportée sur le fil 29-27. Ce set décisif a brisé le moral des Parisiens et ouvert la voie à Nice pour sceller sa victoire 3-1, avec un quatrième set maîtrisé (19-25).

Tactiquement, la différence s'est faite sur l'efficacité en attaque et la présence au contre. Nice a affiché une efficacité offensive remarquable de 66.00%, bien au-dessus de sa moyenne saisonnière (+4.78%), face à un Paris moins tranchant (53.77%, soit -5.24% par rapport à sa saison). L'écart s'est également creusé au filet, où Nice a dominé avec 13 contres gagnants contre 8 pour Paris, une statistique qui témoigne d'une supériorité notable (+13.76% d'efficacité au contre pour Nice par rapport à sa moyenne).

Nice a dominé en attaque avec 66.00% d'efficacité et a écrasé le contre parisien avec 13 blocks gagnants.

Malgré la défaite, Paris a pu compter sur un service redoutable, claquant 9 aces contre seulement 3 pour Nice, avec une efficacité de 29.21% (+7.84% par rapport à sa moyenne). La réception parisienne a également été plus solide (47.62% d'efficacité contre 36.11% pour Nice), mais ces points forts n'ont pas suffi à compenser les largesses en attaque et au contre. Au final, Nice a commis moins d'erreurs (45 contre 51 pour Paris), ce qui a contribué à son succès.

Sur le plan individuel, Dawid Dulski de Nice a été le grand artisan de cette victoire. L'attaquant opposé a compilé 22 points, dont 19 attaques gagnantes avec une efficacité démentielle de 74% sur ses frappes, bien au-delà de ses 63% habituels. Côté parisien, Vasiliy Molotkov a tenu son rang de leader avec 21 points, dont 18 en attaque, mais son efficacité (48%) a fléchi par rapport à sa moyenne saisonnière (58%). Tom Koops, le réceptionneur parisien, s'est distingué avec 6 réceptions parfaites et 50% d'efficacité, tandis que Lohan Nack-Minyem, avec 5 contres gagnants, a été le fer de lance du mur niçois.

Le duel des passeurs, Wessel Keemink pour Nice et Axel Jacobsen pour Paris, a été marqué par leur contribution directe au score. Si les statistiques fines de distribution manquent, Keemink a montré sa polyvalence avec 3 points en attaque (100% d'efficacité) et 2 contres gagnants, tandis que Jacobsen a également scoré 2 points en attaque (100% d'efficacité) et 1 contre.

Cette victoire est une bouffée d'oxygène pour Nice, qui affiche désormais un bilan positif de 10 victoires pour 9 défaites, consolidant sa position dans le championnat. Pour Paris, cette défaite, la treizième de la saison en dix-huit matchs, alourdit un peu plus un bilan déjà délicat et souligne la nécessité de trouver plus de constance dans son jeu, notamment en attaque.

Au-delà des chiffres, la capacité de Nice à s'imposer dans les moments cruciaux, notamment dans ce troisième set arraché de haute lutte, est le véritable enseignement de la soirée. Ce mental d'acier, combiné à l'efficacité chirurgicale de Dawid Dulski, a fait la différence et permet aux Azuréens de regarder l'avenir avec optimisme, tandis que Paris devra analyser cette défaite pour rebondir et capitaliser sur ses fulgurances au service.